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Les 8e Rencontres du patrimoine naturel en Rhône-Alpes organisées par le Muséum de Grenoble en partenariat avec le CORA, l'ONCFS, la LPO - Isère et le Laboratoire d'Écologie alpine de l'Université Grenoble 1 ont accueilli 185 participants, parmi lesquels étaient présents de nombreux jeunes.
Au cours des deux journées, seize communications ont été présentées par des universitaires, des personnels d'institutions publiques et parapubliques et des membres d'associations d'étude et de protection de la faune sauvage.
Les apports de la génétique dans la connaissance des mammifères
Il ressort des présentations et des débats qu'il est nécessaire et désormais incontournable d'intégrer la génétique dans les études portant sur la détermination des espèces et les approches éthologiques. La puissance d'analyse des matériels d'étude de l'ADN mitochondrial ne cesse de croître et laisse alors poindre des perspectives intéressantes mais encore très couteuses et spécialisées.
Les méthodes employées pour la détermination des espèces, leur répartition et leur écologie
La miniaturisation des émetteurs et la vidéo sont utilisés de plus en plus fréquemment pour l'étude et la connaissance des mammifères de petites tailles, en particulier les chauves-souris. Ils permettent de mieux comprendre les déplacements des animaux et l'utilisation qu'ils font des habitats. Les techniques d'observation plus classiques, comme le relevé de traces ou la capture-recapture, ne pouvaient permettre de telles observations.
L'utilisation de la méthode de relevés par carnets de bords est toujours utile pour comprendre la distribution spatiale, à condition d'intégrer les résultats obtenus par les acteurs d'autres organismes.
Les connaissances sur la distribution et l'écologie des mammifères sont encore très fragmentaires pour nombre d'espèces. Outre les perspectives qu'offre désormais la génétique, des protocoles originaux de terrain ouvrent toujours des voies intéressantes.
L'historique des peuplements de la Marmotte en Vercors et du Bouquetin en Chartreuse
Les études paléontologiques et archéologiques montrent leur intérêt en préalable de réintroductions. En outre, elles permettent de constituer un référentiel. En effet, au cours de ces études, les chercheurs tentent de définir les caractéristiques d'un site : climat, géomorphologie, spectre faunique, couverture végétale. On peut donc déterminer les espèces qui habitaient un environnement, leurs conditions d'existence et quelles évolutions, ces populations ont pu connaître au cours du temps. Dans une perspective de réchauffement climatique, on peut s'attendre à voir les populations animales réagir comme dans le passé, tel qu'en témoignent les sites archéologiques.
La gestion des ongulés
Le support d'internet dans la valorisation des connaissances et l'aide à l'identification des espèces, en particulier chez les petits mammifères
En résumé, les deux journées ont été denses, ouvertes et chaleureuses. Elles ont confirmé :
- la nécessité de confronter sans cesse les travaux qui émanent de différents acteurs
- l'importance de croiser les disciplines scientifiques
- le fait de penser génétique dans tous les compartiments de la classification et des approches étho-écologiques
- le pressant besoin pour tous les acteurs scientifiques, institutionnels, associatifs de mettre en commun leurs observations
- une attente de formation aux techniques et protocoles d'inventaires pour les jeunes qui s'investissent dans l'étude de la nature
- l'importance de réfléchir aux modes de restitution à l'intention de publics divers et pas seulement naturalistes par l'utilisation des grandes possibilités qu'offre désormais le réseau Internet.
> Téléchargez le programme des 8e Rencontres du patrimoine naturel en Rhône-Alpes
> À paraître, début 2011 : Actes des 8e Rencontres du patrimoine naturel en Rhône-Alpes ; Les Mammifères sauvages de la région Rhône-Alpes. Jeudi 14 et vendredi 15 octobre 2010, Salon de l'Hôtel de Ville de Grenoble.
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